Emilie Piette Lecornu : Émilie Piette ne peut pas solliciter Sébastien Lecornu jusqu’au 6 décembre 2026
Le dossier emilie piette lecornu concerne une restriction déontologique visant Émilie Piette, nouvelle présidente du directoire de RTE. En raison de ses anciennes fonctions à l’Élysée, elle ne peut pas effectuer de démarche auprès de Sébastien Lecornu, de membres de son cabinet ni de plusieurs responsables gouvernementaux, selon la délibération rapportée par plusieurs médias.
Émilie Piette ne peut pas solliciter Sébastien Lecornu jusqu’au 6 décembre 2026
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a rendu, le 10 mars 2026, un avis de compatibilité avec réserves sur la mobilité d’Émilie Piette vers RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité. La saisine avait été effectuée le 27 janvier par le directeur de cabinet du président de la République, dans le cadre du contrôle déontologique applicable aux collaborateurs de l’Élysée. (Connaissance des énergies)
La réserve lui interdit de « réaliser toute démarche, y compris de représentation d’intérêts », auprès du Premier ministre Sébastien Lecornu, de son cabinet et de la délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État jusqu’au 6 décembre 2026. Elle vise également Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, ainsi que des membres de nombreux ministères et de leurs cabinets, notamment ceux chargés de l’économie, de l’industrie, de l’environnement, des transports et du logement. (actu.fr)
La durée est calculée, pour chaque personne concernée, jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans suivant la fin de la relation de travail entre Émilie Piette et cette personne. La HATVP prévoit un suivi régulier du respect de ces réserves. Elle lui interdit aussi d’utiliser des documents ou des renseignements non publics auxquels elle aurait eu accès dans ses fonctions précédentes, sans limite de durée selon l’avis rapporté. (Connaissance des énergies)
Le lien avec ses anciennes fonctions à l’Élysée
Émilie Piette a été secrétaire générale adjointe au sein du cabinet présidentiel à partir du 6 décembre 2023. Elle avait auparavant occupé le poste de déléguée interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État du 5 janvier au 5 décembre 2023. Ces fonctions antérieures expliquent les réserves visant notamment Matignon et la délégation interministérielle. (Connaissance des énergies)
La HATVP a été saisie avant son départ de l’Élysée afin d’examiner sa mobilité vers RTE. Selon Challenges, la règle interdit à la dirigeante de prendre l’initiative d’une démarche auprès de plusieurs membres du gouvernement, tout en lui permettant de répondre si ceux-ci la contactent. Le même article indique qu’elle peut solliciter Emmanuel Macron, une différence que la publication présente comme une conséquence particulièrement stricte du dispositif. (Challenges)
Sa nomination à la tête de RTE
Le conseil de surveillance de RTE a nommé Émilie Piette présidente du directoire le 30 mars 2026, pour une prise de fonctions le 7 avril. Son mandat doit courir jusqu’au 31 août 2030, correspondant à la durée restant du mandat de son prédécesseur, Xavier Piechaczyk. La nomination est intervenue après l’approbation du ministre chargé de l’Énergie et une délibération de la Commission de régulation de l’énergie sur les règles d’indépendance applicables aux dirigeants de RTE.
Dans sa décision du 27 mars 2026, la Commission de régulation de l’énergie a considéré qu’Émilie Piette remplissait les conditions d’indépendance prévues pour cette fonction. La HATVP a, de son côté, écarté le risque de prise illégale d’intérêts mentionné dans l’analyse de sa mobilité, tout en maintenant les restrictions de contact et de confidentialité décrites dans son avis. (Connaissance des énergies)