États-Unis : JD Vance confirme une enquête américaine sur la frappe contre un mariage à Sirik
La position des états-unis reste incertaine après une frappe meurtrière contre un mariage en Iran : Washington a ouvert une enquête, tout en se disant sceptique sur le bilan présenté par Téhéran. Dans le même temps, l’Iran affirme avoir visé des installations américaines au Koweït et aux Émirats arabes unis.
JD Vance confirme une enquête américaine sur la frappe contre un mariage à Sirik
Le vice-président américain JD Vance a confirmé jeudi 3 septembre qu’une « enquête approfondie » était en cours sur une frappe survenue mardi soir dans le district de Sirik, dans le sud-est de l’Iran. Selon les autorités iraniennes citées par BFMTV, l’attaque a tué quatre personnes et blessé près de 70 autres.
JD Vance a toutefois mis en doute la fiabilité des informations diffusées par les médias d’État iraniens. Il a déclaré être « extrêmement sceptique » sur le récit de la frappe, tout en confirmant que les autorités américaines l’examinaient. Le gouvernement américain ne reconnaît donc pas, à ce stade, la responsabilité de l’attaque.
Cette version est contestée par une analyse du New York Times, mentionnée par BFMTV, qui s’est appuyée sur des témoignages, des vidéos publiées sur les réseaux sociaux et l’avis d’experts militaires. Le quotidien affirme qu’il s’agissait bien d’une frappe américaine. Les éléments disponibles ne permettent pas encore d’établir une conclusion officielle sur la responsabilité de l’attaque.
L’Iran affirme avoir frappé des bases américaines dans le Golfe
Jeudi, l’armée iranienne a annoncé avoir visé la base aérienne Ahmad Al-Jaber, au Koweït, et la base Al-Minhad, aux Émirats arabes unis. Selon un communiqué militaire relayé par la télévision d’État iranienne et rapporté par Le Monde, des missiles et des drones auraient ciblé des systèmes de communication, des dépôts d’équipement, des hangars d’avions et des radars.
Le Koweït a indiqué que ses défenses aériennes avaient intercepté des missiles et des drones. Le ministre koweïtien de la Défense a qualifié les tirs d’« agression iranienne caractérisée », selon le même article. Bahreïn et la Jordanie ont également déclaré avoir intercepté des attaques iraniennes mercredi.
Téhéran présente ces opérations comme une riposte aux frappes américaines menées dimanche contre des lance-roquettes installés sur une île du détroit d’Ormuz. L’armée américaine avait affirmé que ces équipements pouvaient servir à poser des mines dans cette voie maritime stratégique. Des médias iraniens ont par ailleurs annoncé la mort de six membres de la marine iranienne après ces frappes, sans préciser s’ils figuraient déjà dans le bilan global de 19 morts rapporté pour la nuit de mardi à mercredi.
Washington minimise le terme de « guerre », sans annoncer de sortie du conflit
JD Vance a refusé de qualifier la confrontation avec Téhéran de « guerre », estimant qu’il n’y avait pas d’échange de tirs au moment de sa déclaration. Cette affirmation intervient alors que les sources rapportent des frappes américaines récentes et de nouvelles attaques iraniennes contre des positions américaines dans le Golfe.
Le vice-président a aussi déclaré que le trafic dans le détroit d’Ormuz était « presque » revenu à son niveau d’avant le conflit. BFMTV rapporte que JD Vance n’a pas voulu se prononcer sur une date de fin des hostilités. Le président Donald Trump réfléchirait, selon le Wall Street Journal cité par BFMTV, à déclarer la fin du conflit, mais cette perspective n’est pas confirmée dans les éléments disponibles.
Sur le plan maritime, franceinfo rapporte que Washington aurait frappé deux navires pétroliers iraniens au large des côtes du pays, citant les informations d’Axios. Le Commandement américain pour le Moyen-Orient n’a pas confirmé précisément ces cibles et a seulement évoqué des « actifs maritimes ». À ce stade, l’enquête sur la frappe contre le mariage et l’issue des affrontements restent non tranchées.