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Pourquoi Emmanuel Macron veut instaurer une journée de déconnexion mensuelle pour les jeunes
Depuis quelques semaines, le mot « for sure » résonne dans les médias français. Non pas comme un simple adverbe anglais utilisé à l’occasion, mais comme une expression devenue symbole d’une volonté politique audacieuse : celle de limiter l’usage des écrans chez les jeunes enfants. C’est ainsi que le Président de la République, Emmanuel Macron, a lancé une initiative inédite qui pourrait transformer radicalement la vie quotidienne des écoliers dès la rentrée 2025 : une journée de déconnexion par mois, sans ordinateur, tablette ni smartphone.
Ce projet, porté avec insistance par le ministre de l’Éducation nationale, va bien au-delà d’un simple geste symbolique. Il s’inscrit dans une prise de conscience croissante face à l’addiction aux écrans, particulièrement chez les enfants et les adolescents. Mais où en est-on concrètement ? Quels sont les fondements de cette mesure ? Et surtout, comment va-t-elle être mise en œuvre ?
Le point sur la « journée de déconnexion »
L’idée d’une journée sans connexion pour les élèves n’est pas neuve en soi. Des expérimentations locales existent déjà dans certaines écoles privées ou communes, souvent initiées par des professeurs ou des associations éducatives. Ce qui rend cette fois-ci l’annonce historique, c’est son origine : elle vient directement de la bouche même d’Emmanuel Macron, lors d’un entretien diffusé en avril 2026, où il affirme fermement vouloir « instaurer une journée de déconnexion par mois pour les élèves dès la rentrée prochaine ».
Selon France Info, le ministre de l’Éducation travaille activement à la mise en place de ce dispositif national. L’objectif est clair : réduire l’exposition excessive aux écrans — qu’ils soient utilisés à l’école, à la maison ou lors des loisirs — afin de préserver le développement cognitif, social et physique des jeunes.
Mais pourquoi cette urgence ? Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence les effets néfastes du temps passé devant les écrans :
- Une baisse significative de la qualité du sommeil chez les adolescents.
- Une augmentation du risque de troubles de l’attention, notamment le TDAH.
- Un isolement social accru, au détriment des interactions humaines directes.
- Une dépendance numérique précoce, parfois comparée à une addiction comportementale.
C’est dans ce contexte que la proposition du gouvernement gagne rapidement en crédibilité. Elle rejoint une mobilisation grandissante des parents, des pédiatres, voire des enseignants eux-mêmes.
Chronologie des faits : du virage à 180°
Voici un aperçu chronologique des principaux événements liés à cette initiative :
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Avril 2026 : Dans un entretien médiatique, Emmanuel Macron utilise pour la première fois l’expression « for sure » lorsqu’on lui demande s’il pensait instaurer une journée sans écran pour les jeunes. L’interview devient virale sur les réseaux sociaux.

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Mai 2026 : Le Figaro rapporte que un élève taquine Emmanuel Macron en reprenant son « for sure », transformant ainsi une déclaration politique en objet d’humour partagé par une nouvelle génération. Ce moment illustre bien la manière dont la culture populaire capte les grands sujets publics.
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Mi-avril 2026 : Le Monde publie un article confirmant que le Président appelle à une « journée sans connexion » mensuelle pour les jeunes. La presse s’empresse de relier cette mesure à une stratégie globale de « dépollution numérique ».
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Juillet 2026 : Le ministère de l’Éducation annonce officiellement la création d’un groupe de travail composé de psychologues, d’enseignants, et de représentants d’associations de parents. Le but : définir les modalités pratiques de cette journée de déconnexion.
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Août 2026 : Premières consultations avec les syndicats d’enseignants (SNUipp-FSU, SNES-FSU). Certains soutiennent l’idée, d’autres redoutent des difficultés organisationnelles, notamment dans les zones rurales ou défavorisées où l’accès à Internet est essentiel pour les devoirs.
Enjeux et controverses
Malgré son aura progressive, cette mesure soulève plusieurs questions.
1. Faisabilité technique et pédagogique
Imposer une journée sans écran dans les écoles suppose de repenser l’ensemble du programme scolaire. Que faire des devoirs numériques ? Des plateformes comme Pix étant devenues indispensables dans de nombreuses classes ?
Le ministre assure que des alternatives seront proposées : activités manuelles, lectures collectives, projets interdisciplinaires axés sur le monde réel. Mais la transition risque d’être chaotique, surtout dans les établissements les plus modestes.
2. Inégalités sociales
Une critique récurrente concerne la fracture numérique. Si certains élèves peuvent se passer d’Internet pendant un jour, d’autres dépendent fortement de la connexion familiale pour suivre les cours à distance ou consulter des ressources pédagogiques.
Certains experts craignent donc que cette mesure ne creuse davantage les écarts entre classes sociales plutôt que de les réduire.
3. Réaction des familles
Si les parents de la majorité des élèves soutiennent la démarche — selon un sondage IFOP datant de mars 2026 —, une part non négligeable exprime ses inquiétudes. « Comment surveiller mon enfant ? », « Et si on avait besoin d’un lien urgent avec l’école ? », interrogent-ils.
C’est pourquoi le gouvernement prévoit d’instaurer, en parallèle, une carte parentale numérique sécurisée, permettant un contact limité uniquement en cas d’urgence.
Contexte historique : un phénomène mondial
La France n’est pas le seul pays à envisager une restriction des écrans chez les jeunes. Des initiatives similaires existent ailleurs :
- Au Canada, certaines municipalités ont testé des « journées sans tablette » dans les écoles primaires.
- En Finlande, où l’éducation est déjà très respectueuse du rythme individuel des enfants, les écrans sont considérés comme accessoires, pas comme outils obligatoires.
- Aux États-Unis, plusieurs États ont voté des lois limitant le temps d’écran des enfants de moins de trois ans.
Mais là où la France se distingue, c’est par la centralité de l’État dans la mise en œuvre. Contrairement à des approches plus locales ou volontaristes, cette