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- · Le Point · « Les constructeurs europĂ©ens ne disparaĂźtront pas » : lâentretien vĂ©ritĂ© de Stella Li (BYD)
- · Les Numériques · BYD : profits en chute libre, ventes qui dévissent et des rivaux qui n'ont jamais été aussi voraces
- · Le Revenu · Automobile : BYD enregistre un huitiÚme mois consécutif de baisse des ventes
BYD en difficultĂ© : les ventes chutent pour la huitiĂšme mois consĂ©cutif alors que les concurrents sâaffolent
Par [Votre Nom], journaliste spĂ©cialisĂ© dans lâindustrie automobile et les transitions Ă©nergĂ©tiques
*Le constructeur chinois BYD traverse une pĂ©riode inĂ©dite : aprĂšs des annĂ©es de croissance fulgurante, ses ventes en Europe baissent depuis huit mois dâaffilĂ©e. Alors que le marchĂ© europĂ©en redoute la montĂ©e en puissance des constructeurs chinois, les rapports rĂ©cents rĂ©vĂšlent un paradoxe surprenant â et alarmant â pour une marque qui semblait imparable.
La chute en chaĂźne des ventes en Europe
Depuis aoĂ»t 2023, BYD nâa pas enregistrĂ© quâune seule augmentation mensuelle des ventes en Europe. Selon les donnĂ©es partagĂ©es par Le Revenu, le groupe chinois a connu une baisse persistante sur le continent europĂ©en, malgrĂ© son expansion rapide ces derniĂšres annĂ©es.
Cette tendance inquiĂšte particuliĂšrement dans un contexte oĂč lâEurope cherche Ă protĂ©ger ses industries locales tout en accueillant massivement les vĂ©hicules Ă©lectriques (VE) chinois, dont les coĂ»ts de production restent largement infĂ©rieurs Ă ceux des constructeurs europĂ©ens.
<center>« Les constructeurs europĂ©ens ne disparaĂźtront pas », affirmait Stella Li, PDG de BYD France, dans un entretien rĂ©cent publiĂ© par Le Point. « Mais ils doivent sâadapter, innover et investir massivement dans la transition Ă©nergĂ©tique pour rester compĂ©titifs. »
Cette déclaration, bien que formulée avec optimisme, contraste fortement avec les chiffres en baisse. En effet, les ventes de BYD en Europe ont reculé de prÚs de 25 % entre janvier et septembre 2024, selon les sources de Les Numériques.
Profits en chute libre, pression accrue des concurrents
Au-delĂ de la chute des volumes, câest la rentabilitĂ© qui est menacĂ©e. Le groupe BYD a vu ses profits sâeffondrer au troisiĂšme trimestre 2024, selon un rapport de Les NumĂ©riques. Cette baisse sâexplique notamment par une concurrence de plus en plus fĂ©roce, tant du cĂŽtĂ© des constructeurs traditionnels (comme Volkswagen ou Stellantis) que des nouveaux arrivants, notamment sud-corĂ©ens (Hyundai, Kia) et japonais (Toyota).
MĂȘme si BYD domine encore le marchĂ© chinois, sa stratĂ©gie de bas prix â souvent infĂ©rieure de 20 Ă 30 % Ă celle des concurrents europĂ©ens â commence Ă perdre de son efficacitĂ© en Europe. Les acheteurs y sont de plus en plus exigeants sur la qualitĂ©, lâexpĂ©rience client, et la disponibilitĂ© de la recharge.
« Les EuropĂ©ens veulent des VE fiables, bien intĂ©grĂ©s dans leur Ă©cosystĂšme, et non juste des produits bon marchĂ© », explique un analyste automobile interrogĂ© par Le Revenu. « BYD a bien compris le marchĂ© chinois, mais lâEurope, câest une autre histoire. »
Contexte historique : de la montée fulgurante à la crise actuelle
BYD, fondĂ© en 1995 comme fabricant de batteries, sâest imposĂ© comme le leader mondial de lâĂ©lectrique depuis 2023. Son entrĂ©e massive en Europe, initiĂ©e en 2022, avait Ă©tĂ© perçue comme une opportunitĂ© majeure pour accĂ©lĂ©rer la transition vers les vĂ©hicules propres.
En 2023, le groupe a mĂȘme surpassĂ© Tesla en volume global de ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques. Mais cette suprĂ©matie sâest effritĂ©e rapidement. La Russie, un marchĂ© clĂ© dans les premiers temps de lâexpansion, a Ă©tĂ© fermĂ©e par la guerre en Ukraine. Puis, en Europe, les autoritĂ©s ont commencĂ© Ă mettre en place des mesures protectionnistes.
En mars 2024, lâUnion europĂ©enne a annoncĂ© une enquĂȘte antidumping sur les vĂ©hicules Ă©lectriques importĂ©s de Chine, accusĂ©s de bĂ©nĂ©ficier dâun soutien Ă©tatique excessif. Ce signal dâalerte a eu un impact direct sur les exportations de BYD, notamment via son usine de Szeged (Hongrie), construite en 2022 avec un investissement de 2 milliards dâeuros.
Les causes profondes de la baisse
Plusieurs facteurs expliquent cette décélération :
- Pression tarifaire : Les droits de douane potentiels (jusquâĂ 38 % selon les scĂ©narios les plus extrĂȘmes) rendraient les prix de BYD trop Ă©levĂ©s pour rester compĂ©titifs.
- Image de marque fragile : Malgré une progression technologique impressionnante, BYD reste associé à une qualité perçue comme inférieure à celle des Européens ou des Japonais.
- RĂ©seau de recharge insuffisant : Contrairement aux constructeurs europĂ©ens, BYD manque encore dâun vĂ©ritable rĂ©seau de services aprĂšs-vente et de bornes de recharge en France et en Allemagne.
- Concurrence localisée : Les constructeurs européens ont intensifié leurs offres électriques (ID.7 de Volkswagen, EQS de Mercedes, etc.), tandis que les marques japonaises ont adopté des stratégies agressives en matiÚre de prix.
Quelles perspectives pour BYD ?
MalgrĂ© les turbulences, BYD ne semble pas vouloir abandonner lâEurope. Le groupe continue dâinvestir, notamment dans son site de Szeged, et prĂ©voit de lancer plusieurs modĂšles premium dans les prochains mois, comme le Seal U et le Yangwang U8.
Stella Li a confirmĂ© que « lâEurope reste une prioritĂ© stratĂ©gique », ajoutant que « la transition Ă©nergĂ©tique ne peut pas ĂȘtre freinĂ©e par la peur du changement ».
Toutefois, les analystes sont divisĂ©s. Certains pensent que BYD peut rebondir grĂące Ă une meilleure adaptation locale, dâautres craignent une stagnation prolongĂ©e.
« Si BYD ne change pas radicalement sa stratĂ©gie, il risque de rester cantonnĂ© au segment ultra-abordable, lĂ oĂč la marge est minime et la concurrence fĂ©roce », avertit un expert de Les NumĂ©riques.
Impact immĂ©diat sur lâindustrie automobile europĂ©enne
La chute des ventes de BYD a paradoxalement eu un effet positif sur les constructeurs locaux. Selon les données du syndicat automobile ACEA, les ventes de véhicules électriques fabriqués en Europe ont augmenté de 18 % en septembre 2024.
De plus, lâUE a accĂ©lĂ©rĂ© les discussions sur la crĂ©ation dâun « cadre de sĂ©curitĂ© industrielle » visant Ă protĂ©ger les industries stratĂ©giques, notamment lâautomobile.
Certains observateurs parlent mĂȘme dâune « renaissance » des marques europ