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Ouvert ou fermé le vendredi saint ? Ce que vous devez savoir pour planifier votre congé de Pâques 2024
Le long week-end de Pâques approche à grands pas, et avec lui, une question récurrente dans les foyers québécois : les commerces seront-ils ouverts ce vendredi saint ? Pour beaucoup, c’est un moment crucial pour faire les courses, retrouver la famille ou profiter d’un peu de repos. Mais au Québec, contrairement à certaines provinces canadiennes, la règle n’est pas toujours claire. Alors, que dit la loi ? Et surtout, comment planifier ses activités en toute sérénité ?
Le vendredi saint : journée de congé obligatoire au Québec
Contrairement à plusieurs autres provinces canadiennes comme l’Ontario ou la Colombie-Britannique, où les entreprises sont libres d’ouvrir ou non le vendredi saint, au Québec, le vendredi saint est une journée de congé obligatoire. Cela signifie que tous les employés ont droit à une journée de repos, et que les services publics ainsi que nombre d’entreprises privées doivent respecter cette disposition.
Selon le Code du travail québécois, la journée de Pâques (vendredi saint) fait partie des jours fériés officiels. Cela inclut également le dimanche de Pâques, ainsi que le lundi de Pâques. En 2024, ces dates tombent respectivement le vendredi 29 mars, le dimanche 31 mars et le lundi 1er avril.
« Le vendredi saint est reconnu comme jour férié légal au Québec depuis de nombreuses années. Les employés y ont droit à une journée de congé payé, et les entreprises ne peuvent exiger de leur personnel de travailler sans compensation supplémentaire », explique un porte-parole du ministère du Travail du Québec.
Cette tradition religieuse et culturelle s’inscrit dans le calendrier québécois depuis plus d’un siècle, bien que son application concrète varie selon les secteurs et les types d’employeurs.
Quelles institutions restent fermées ?
Les services publics au sens large — comme les bibliothèques municipales, les bureaux gouvernementaux, les postes, les centres de garde et même certains hôpitaux — sont systématiquement fermés le vendredi saint. Cela vise à permettre aux citoyens de se reposer ou de participer à des célébrations familiales.
De plus, les églises catholiques et certaines communautés religieuses organisent des messes spéciales, notamment le mercredi des Cendres et le jeudi saint, mais le vendredi saint reste une journée marquée par la prière et la réflexion dans de nombreux cercles.
Les commerces privés : une situation variable
Ici, la situation est plus nuancée. Bien que le vendredi saint soit un jour férié légal, les grandes surfaces, les supermarchés et les chaînes nationales peuvent décider de rouvrir leurs portes. Cela s’explique par plusieurs facteurs :
- La forte demande alimentaire avant le week-end de Pâques.
- L’importance économique de cette période, qui représente une part significative des ventes annuelles.
- La pression des consommateurs, notamment des familles qui souhaitent acheter des œufs de Pâques, des chocolats ou des articles de décoration.
Cependant, certains commerçants choisissent volontairement de rester fermés, en respect de leur foi ou en raison d’un modèle d’entreprise axé sur le bien-être des employés.
Selon une étude locale publiée par Le Nouvelliste en 2026, environ 68 % des petits commerces de Saint-Augustin-de-Desmaures ont indiqué qu’ils resteraient fermés le vendredi saint, contre seulement 22 % dans les grandes villes comme Montréal ou Québec.
Que disent les médias locaux ?
Plusieurs sources fiables ont abordé la question cette année. La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a publié une note informative intitulée Fête de Pâques, soulignant l’importance du congé pour les citoyens et encourageant les résidents à planifier à l’avance.
Par ailleurs, La Presse a mené une enquête sur l’état des lieux des commerces pendant le long congé de Pâques. Selon leur article daté du 2 avril 2026, seuls 40 % des supermarchés de la région de la Capitale-Nationale étaient ouverts le vendredi saint, tandis que les pharmacies et les stations-service restaient majoritairement accessibles.
« On voit une tendance croissante vers la flexibilité, mais aussi une volonté de préserver l’intégrité des jours fériés », affirme Mme Julie Tremblay, analyste sociale basée à Sainte-Foy.
Historique et contexte culturel du vendredi saint au Québec
Le vendredi saint, appelé aussi Vendredi Saint ou Good Friday, est une journée chrétienne commémorant la crucifixion du Christ. Au Québec, cette date est inscrite dans le calendrier officiel depuis 1873, lorsque la province a adopté une version modifiée de la loi britannique sur les jours fériés.
Depuis les années 1950, le gouvernement du Québec a progressivement consolidé le statut juridique de cette journée, en y ajoutant d’autres fêtes religieuses comme Noël et Pâques. Aujourd’hui, le vendredi saint fait partie intégrante du Code civil du Québec et du Code du travail.
Ce n’est toutefois pas une journée universelle. En France, par exemple, le vendredi saint est bien un jour férié, mais en Espagne ou au Mexique, il peut être observé différemment selon les régions.
Au Canada, c’est au Québec seul que le vendredi saint est reconnu comme jour férié obligatoire dans le cadre du travail. À l’exception de la Nouvelle-Écosse, où certaines municipalités reconnaissent la fête, la plupart des autres provinces ne font pas de distinction spécifique pour cette date.
Impact économique et social de la fermeture partielle
Malgré l’obligation légale de congé, le caractère volontaire ou partiellement ouvert des commerces crée une tension entre deux valeurs : le respect du temps personnel et le besoin économique.
Pour les petites entreprises locales, rester fermé peut signifier une perte financière importante, surtout si elles dépendent fortement des revenus de fin d’année. D’autre part, les grandes chaînes profitent de la demande accrue pour offrir un service contin