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L’Italie en crise après trois éliminations consécutives en barrages : le futur incertain du football national

Par [Votre Nom], journaliste sportif
Publié le 2 avril 2026


Le choc de la Bosnie-Herzégovine : un point de non-retour pour l’Italie ?

Le football italien traverse aujourd’hui une nuit sans sommeil. Après une troisième élimination consécutive en phase de barrage pour la Coupe du monde 2026, l’Équipe d’Italie fait face à une crise sans précédent. Cette défaite contre la Bosnie-Herzégovine, marquée par une performance médiocre et des erreurs coûteuses, plonge le pays dans une profonde réflexion sur son modèle de jeu, sa gestion technique et ses ambitions internationales.

Selon L’Équipe, cette défaite « souligne les mêmes problèmes qui ont paralysé l’Italie pendant des années ». La presse nationale ne se fait pas prier : « Trois barrages, trois défaites. L’Italie a perdu la capacité de tenir le coup dans les moments décisifs. »

Mais au-delà des statistiques et des résultats, cette élimination soulève une question existentielle : l’Italie peut-elle encore rivaliser avec les meilleures nations du monde ?


Une montée en puissance fulgurante de la Bosnie-Herzégovine

La victoire de la Bosnie-Herzégovine à Sarajevo, sur un score serré mais juste, n’a rien d’anodin. Ce pays, longtemps considéré comme un acteur secondaire en Europe, a su tirer parti de son avantage terrain et de la faiblesse de l’Italie en défense. Les Bleus ont été dominés en possession, manquant cruellement de clarté offensive et de cohésion collective.

Bosnie-Herzégovine célèbre sa victoire face à l'Italie

Des joueurs comme Edin Džeko, dont la carrière s’achève, ont joué un rôle clé, tandis que des jeunes talents comme Kenan Kodro ont montré qu’ils pouvaient tenir tête aux meilleures formations européennes. Pour la Bosnie, ce match est une victoire historique — et un signal fort envoyé à l’ensemble de l’Europe.


Les causes profondes de la déroute italienne

Plusieurs facteurs expliquent cette série de défaites en barrages :

1. Un manque de leadership sur le terrain

L’Italie, traditionnellement reine du football tactique, semble avoir perdu sa capacité à dominer les situations critiques. Contrairement aux années 2000, où elle excelleait en défense solide et en transitions rapides, les Bleus sont devenus trop passifs, trop dépendant de l’individuel plutôt que du collectif.

2. Une gestion sportive fragmentée

Depuis la démission prématurée de Roberto Mancini en 2023, l’Italie a connu trois entraîneurs en deux ans. Chaque nouveau coach apporte une philosophie différente, sans cohérence stratégique durable. Selon un rapport interne publié par Foot Mercato, « le manque de vision à long terme met en péril la continuité des projets nationaux ».

3. Un recrutement insuffisant dans les catégories jeunes

Alors que l’Espagne, l’Allemagne ou même l’Angleterre investissent massivement dans leur fédération et leur académie de football (comme le City Football Group ou la Bundesliga), l’Italie reste trop centrée sur ses ligues nationales. Les jeunes talents italiens fuient souvent vers le Club Bruges, le Benfica ou le PSG avant même d’avoir joué une demi-dizaine de matches en Serie A.


Réactions immédiates : colère, remise en question… et appel à l’action

Après la défaite, la foule des supporters italiens a manifesté dans plusieurs villes, notamment à Rome, Milan et Naples. Des slogans comme « Fine al nostro regime ! » ou « Abbiamo perso la nostra identità ! » ont été criés devant les stades.

Les dirigeants du FIGC (Fédération italienne de football) ont tenu une réunion d’urgence demain matin, selon le site Foot Mercato. On y discutera probablement de la sortie anticipée de l’actuel sélectionneur, bien que personne n’ait confirmé officiellement quoi que ce soit.

Quant à la presse sportive, elle ne cache pas sa colère. Libération titrait : « Qualifications pour le Mondial 2026 : pourquoi il faut se réjouir de l’élimination de l’Italie (par la Bosnie-Herzégovine) ». Un article provocateur mais révélateur : « Si l’Italie continue sur cette trajectoire, elle risque de disparaître des hauts niveaux du football mondial. »


Histoire d’une nation en déclin ?

L’Italie a toujours été une superpuissance du football. Elle compte quatre titres du monde, derrière seulement l’Allemagne et le Brésil. Mais depuis la fin de la « Grande Équipe » des années 2006, le pays n’a pas réussi à retrouver son ancienne domination.

Voici quelques chiffres clés :

Année Finaliste du Mondial Finaliste de l’Euro Championne d’Europe
2006 Oui Non Non
2012 Non Oui Oui
2018 Non Non Non
2022 Non Non Non

Depuis 2006, l’Italie n’est jamais venue en finale de grands tournois majeurs. Et maintenant, elle ne parvient même plus à passer les barrages.


Quel avenir pour le football italien ?

Face à cette crise, plusieurs scénarios sont envisagés :

Scénario 1 : Renaissance technocratique

Le FIGC pourrait nommer un entraîneur expérimenté, voire étranger (comme Thomas Tuchel ou Carlo Ancelotti), pour redonner de la stabilité. Certains milieux voient même dans Roberto Di Matteo une solution improbable mais efficace.

Scénario 2 : Refonte totale du système

Comme l’a fait l’Espagne après sa défaite en 2016, l’Italie pourrait imposer une refonte radicale : suppression des clubs privilégiés, réforme des ligues, investissement massif dans la jeunesse.

Scénario 3 : Acceptation de la réalité

Certains analystes, comme le journaliste de The Guardian italophone Marco Bizzarri, estiment que « l’Italie doit accepter qu’elle n’est plus une grande puissance. Elle doit se contenter d’être une bonne équipe européenne, pas une championne du monde. »


Conclusion : une chance pour tout changer

Malgré la douleur actuelle, cette élimination pourrait être le catalyseur d’un renouveau. Comme le dit un supporter de 52 ans à Milan : « Nous avons besoin d’un nouveau Dante, mais cette fois, pas dans la poésie, mais dans le football. »

Demain, la réunion d’urgence du FIGC