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Mohamed Ouahbi, nouveau sélectionneur du Maroc : une révolution attendue après la démission de Walid Regragui
Le Maroc a officiellement annoncé le recrutement de Mohamed Ouahbi comme nouveau sélectionneur de l’équipe nationale. Ce changement stratégique intervient quelques jours seulement après la démission de Walid Regragui, dont le mandat a pris fin en mars 2026 après les succès remportés lors de la Coupe du monde au Qatar en 2022 et de la CAN 2023. La décision suscite un vif intérêt dans le milieu sportif marocain et international, tant pour ses implications tactiques que pour son impact sur la trajectoire future du football marocain.
Une transition inattendue mais attendue
La démission de Walid Regragui a été perçue par beaucoup comme inévitable. Malgré les exploits historiques du Maroc en Coupe du monde — première équipe africaine à atteindre les demi-finales — et sa victoire à la CAN 2023, le sélectionneur avait fait preuve d’une certaine lassitude ces derniers temps. Selon des rapports fiables publiés sur DNA, les tensions internes, notamment autour de la gestion des conflits entre joueurs et de la pression médiatique, avaient progressivement sapé l’unité du groupe.
« C’est un moment difficile, mais nécessaire », a déclaré l’ancien entraîneur lors d’une conférence de presse tenue en secret à Rabat. « Le football change, et il faut aussi changer avec lui. »
Cette transition coïncide également avec un tournant majeur pour le football marocain, qui cherche à consolider ses acquis tout en visant une nouvelle ère de domination continentale. Le choix de Mohamed Ouahbi, ancien gardien du PSG et figure respectée dans les cercles professionnels, soulève de nombreuses questions sur la direction à adopter.

Mohamed Ouahbi : entre expérience internationale et vision moderne
Contrairement à certains prédécesseurs, Mohamed Ouahbi n’est pas un ancien joueur emblématique de la sélection marocaine. Son parcours est toutefois riche en expériences européennes et en engagements techniques. Après avoir passé plusieurs années comme gardien au Paris Saint-Germain, il a ensuite gravi les échelons dans le monde de l’entraînement, notamment en tant que coach adjoint à Monaco puis comme responsable technique à l’Académie PSG.
Son approche repose sur une combinaison rare : discipline rigoureuse, analyse tactique avancée (grâce à son travail avec des systèmes de suivi performatif) et capacité à développer le potentiel individuel des joueurs. Selon un article du Le Figaro, citant des sources proches de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Ouahbi aurait été choisi pour sa « capacité à moderniser l’approche mentale et physique du groupe », notamment dans un contexte où les jeunes talents marocains émergent rapidement sur la scène européenne.
« Il ne s’agit pas seulement de gagner des matchs, mais de construire une identité forte, durable et cohérente », expliquait-il dans une interview privée accordée à L’Equipe avant d’être officiellement nommé.
Cette philosophie contraste avec l’approche plus relationnelle et charismatique de Regragui, ce qui soulève des interrogations sur la manière dont il parviendra à instaurer un climat de confiance au sein d’un groupe habitué à fonctionner selon des canons traditionnels.
Chronologie des événements clés
Voici un aperçu chronologique des principaux faits depuis janvier 2026 :
- Fin janvier 2026 : Les rumeurs circulent sur une possible rupture entre Regragui et la FRMF, suite aux critiques publiques sur la préparation des qualifications pour l’Afro-2025.
- Mardi 4 mars 2026 : L’annonce officielle de la démission de Walid Regragui via un communiqué conjoint des deux parties.
- Mercredi 5 mars 2026 : Publication par Le Figaro d’un reportage confirmant que Mohamed Ouahbi serait l’un des trois candidats retenus par le comité de recrutement.
- Jeudi 6 mars 2026 : Réunion confidentielle entre les dirigeants marocains et Ouahbi à Casablanca.
- Vendredi 7 mars 2026 : Signature du contrat de trois ans avec option d’extension, annoncée lors d’une cérémonie médiatique à Rabat.
Ce rythme effréné montre l’urgence avec laquelle les instances marocaines ont agi, probablement pour éviter une crise de leadership avant les préparations à la CAN 2027.
Contexte historique : quand le Maroc redéfinit ses ambitions
Le football marocain traverse une période de transformation profonde. Depuis les années 2010, l’Équipe verte a connu une renaissance spectaculaire, marquée par une meilleure infrastructure, une politique de jeunesse active et une intégration accrue des talents issus des ligues européennes. Le pays est devenu une plaque tournante régionale, attirant non seulement des joueurs étrangers, mais aussi des entraîneurs qualifiés.
Pourtant, derrière cette gloire se cachent des tensions structurelles. Certains observateurs, comme le journaliste sportif Ahmed Benkirane (Marrakech Info), ont souligné que « la FRMF doit passer d’un modèle paternaliste à un modèle professionnel ». Cela implique notamment une plus grande transparence dans la gestion des postes techniques, une meilleure coordination avec les clubs européens et une vision à long terme clairement définie.
Dans ce cadre, le recrutement d’un entraîneur sans background national, mais avec une expérience européenne étendue, peut être vu comme une volonté affichée de modernisation.
Implications immédiates : quelles conséquences sur le terrain ?
Les effets de ce changement sont déjà ressentis :
1. Réactions des joueurs
Plusieurs vedettes de la sélection, comme Hakim Ziyech ou Achraf Hakimi, ont exprimé leur optimisme quant à la nouvelle direction. « Nous avons besoin de quelqu’un qui nous parle de performance, pas seulement de morale », a affirmé un membre du groupe, sous couvert d’anonymat.
2. Engagement des partenaires sportifs
Des accords préliminaires ont été conclus avec des sociétés technologiques marocaines pour le développement d’un système de suivi biométrique et cognitif, inspiré des protocoles utilisés dans les grandes ligues européennes. Ce programme, baptisé « Vision 2030 Football », devrait être mis en place dès l’été prochain.
3. Impact sur les compétitions à venir
Le Maroc participera à la Coupe des Nations Africaines 2027, où il sera favori. Toutefois, face à des concurrents comme l’Algérie ou la Tunisie, qui investissent massivement dans l’intelligence artificiel