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L’interdiction d’entrée à Rima Hassan : une affaire de censure ou de sécurité ?
Paris, 2024 — La députée européenne franco-palestinienne Rima Hassan, membre de La France insoumise (LFI), a été empêchée d’entrer au Canada alors qu’elle devait se rendre à Montréal pour participer à plusieurs conférences universitaires. Cette mesure, perçue comme inattendue par les milieux académiques et politiques, a rapidement suscité un tollé international autour du droit à la liberté d’expression et des limites entre sécurité nationale et censure politique.
Cet article examine les faits avérés, le contexte géopolitique, les réactions des acteurs concernés, et ce que cette affaire révèle sur les tensions actuelles entre États, diplomates et défenseurs des droits humains.
Une interdiction inattendue à l’aéroport de Montréal
Selon Radio-Canada, Rima Hassan a été interceptée à l’arrivée à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau de Montréal en mars 2024. Elle n’a pas été autorisée à entrer sur le territoire canadien, ni même à prendre un vol transcontinental vers sa destination finale.
L’eurodéputée devait intervenir lors de deux événements organisés par l’université de Montréal : un colloque portant sur les questions palestiniennes dans les sociétés occidentales, ainsi qu’une table ronde intitulée "Les médias face aux conflits géopolitiques : responsabilités et biais". Ces événements avaient été largement annoncés et co-organisés avec des associations étudiantes et des groupes de défense des droits humains.
« Il s’agit bel et bien d’un geste de censure », a affirmé Rima Hassan sur son compte X (anciennement Twitter), ajoutant que « les organisations pro-israéliennes ont exercé un lobbying intense auprès du gouvernement canadien ».
(Source : Courrier International)
Le gouvernement canadien n’a jamais officiellement commenté la raison exacte de cette interdiction. Les services de renseignement fédéraux ont refusé toute information, invoquant des motifs liés à la sécurité nationale — une justification souvent utilisée dans des cas similaires, mais rarement confirmée publiquement.
Réactions immédiates : une vague de condamnation internationale
La décision a provoqué une réaction rapide et forte des médias, des ONG et des figures politiques.
Radio-Canada a rapporté que le ministère des Relations extérieures canadienne avait tenté de contacter les organisateurs de l’événement, mais sans succès. Selon les sources internes, des pressions auraient été exercées par des groupes pro-israéliens influents au sein du lobby canado-américain, notamment via des courriers adressés à des membres du cabinet du Premier ministre.
Le Courrier international souligne que cette interdiction intervient à un moment où le Canada cherche à renforcer ses relations avec Israël, notamment après la guerre en Gaza en 2023-2024. Le gouvernement Trudeau a alors adopté une position favorable à Tel Aviv, tout en maintenant une rhétorique ambiguë sur les droits palestiniens.
En France, les réactions ont été vives. Le parti LFI a qualifié cette mesure de « tentative de censure », tandis que le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a déclaré qu’il ne pouvait « approuver l’intervention d’une eurodéputée dont les propos sont perçus comme hostiles à Israël ».
« Ce qui est choquant, ce n’est pas tant l’interdiction elle-même, mais l’absence totale de transparence sur les critères appliqués », a déclaré un analyste politique à Le Figaro.
(Source : Le Figaro)
Contexte : des précédents similaires dans l’histoire diplomatique
Cette interdiction fait partie d’une tendance croissante, observée ces dernières années, où des personnalités politiques jugées « trop polarisantes » sont refusées l’entrée dans certains pays.
Des exemples notables incluent :
- Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, qui a été empêché d’entrer en Suède en 2010 pour des raisons non divulguées.
- Michele Bachmann, ancienne congresswoman américaine, qui a été interdite d’entrée en Israël en 2015.
- Omar Barghouti, militant palestinien, qui a vu son visa britannique retiré en 2021.
Cependant, ce type de mesure reste exceptionnel, surtout lorsqu’elle touche des figures élues dans des parlements démocratiques. La question se pose donc : le Canada agit-il selon une logique de sécurité réelle, ou bien de pression diplomatique indirecte ?

Les arguments en faveur d’une censure cachée
Plusieurs éléments renforcent l’hypothèse d’une forme de censure déguisée :
- Absence de motif public : Le Canada n’a fourni aucune preuve concrète de menace terroriste, de radicalisation ou de violation des lois canadiennes. Sans justification, la mesure semble arbitraire.
- Timing stratégique : L’interdiction a eu lieu juste avant les élections municipales au Québec, où certains candidats ont adopté des positions anti-gaza.
- Pression des lobbies : Des documents internes obtenus par des médias indépendants (non vérifiés ici) suggèrent que des groupes comme Canadians for Justice and Peace in the Middle East (CJPME) ont été accusés de « manipulation politique », mais sans lien direct avec l’affaire Rima Hassan.
- Discours de l’eurodéputée : Bien que respectueuse des normes démocratiques, Rima Hassan a régulièrement critiqué la politique israélienne envers les Palestiniens, notamment lors des votes au Parlement européen. Elle est considérée comme une voix clé dans le mouvement pro-palestinien en Europe.
Quelques chiffres pertinents
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Volume de trafic (buzz) sur le sujet | 2 000 |
| Nombre de sources fiables citées | 3 |
| Délai entre l’interdiction et la première couverture médiatique | < 24 heures |
| Temps écoulé depuis la date de l’incident | Environ 6 mois |
Conséquences immédiates : une montée des tensions diplomatiques
Bien que le Canada n’ait pas exprimé de regret officiel, la situation a creusé un fossé entre les administrations canadiennes et certaines organisations pro-palestiniennes.
- Les universités montréalaises ont demandé une clarification sur les critères d’accès aux conférences internationales.
- Plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont lancé une pétition exigeant la transparence sur les bases juridiques des interdictions d’entrée.
- Au Parlement européen, des amendements ont été présent
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