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Donald Trump et l’Arabie saoudite : une relation tendue entre allié et critique
Par [Votre Nom], journaliste international
Publié le 30 mars 2026
Une histoire d’alliances, de tensions et de mots durs
Dans les couloirs du pouvoir international, peu de relations sont aussi complexes que celle qui lie Donald Trump à l’Arabie saoudite. Depuis son retour à la présidence des États-Unis en janvier 2025, le 45e président américain a régulièrement fait parler de lui à propos de son attitude envers le prince héritier Mohammed ben Salmane (MbS), le roi actuel de l’Arabie saoudite. Si ses déclarations ont souvent été perçues comme des provocations diplomatiques, elles soulèvent également des questions fondamentales sur l’avenir de la coopération américano-saoudienne — un pilier historique de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.
Cette semaine, les titres de presse se sont concentrés sur une nouvelle dimension de cette relation : Donald Trump a appelé publiquement l’Arabie saoudite à rejoindre les Accords d’Abraham, ce pacte historique signé en 2020 sous l’impulsion précédente de Donald Trump, visant à normaliser les relations entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Mais si cette recommandation peut sembler logique dans un contexte de solidarité avec Tel Aviv, elle intervient juste après une série de remarques acerbes dirigées contre MbS — dont une accusation choquante : le prince saoudien aurait "léché les bottes" du président américain.
Les derniers faits : une chronologie explosive
Les sources fiables, dont i24NEWS, Le Figaro et Le Parisien, rapportent que Donald Trump a affirmé, lors d’une interview exclusive accordée à un média américain, que Mohammed ben Salmane avait « léché les bottes » de lui. Selon le président américain, ce geste symbolique — une expression idiomatique utilisée pour désigner une obéissance excessive ou servile — refléterait la dépendance de Riyad vis-à-vis de Washington, surtout en temps de crise géopolitique.
Cette remarque intervient quelques jours après que Trump ait plaidé pour que l’Arabie saoudite intègre les Accords d’Abraham. Dans un tweet daté du 28 mars 2026, il écrivait :
« L’Arabie saoudite devrait rejoindre les Accords d’Abraham. Elle est proche d’Israël, partage nos valeurs anti-terroristes et mérite une reconnaissance totale. Et oui, elle a même léché mes bottes… mais cela ne change rien à mon soutien à une paix durable. »
Ce message, bien que formulé avec humour, a suscité des réactions mitigées dans les cercles diplomatiques. Alors que certains ont salué la volonté de Trump de renforcer les liens avec Israël, d’autres ont critiqué son ton condescendant envers le prince saoudien.
Le 28 mars 2026, Le Figaro rapportait que Trump avait déclaré au sujet de MbS :
« Il ne pensait pas qu’il devrait me lécher les bottes. Je suis le grand père de l’Israël moderne. Si vous voulez de l’aide américaine, soyez gentil avec moi. »
De son côté, Le Parisien a publié un article soulignant que cette phrase avait été prononcée lors d’un meeting privé avec des donateurs pro-israéliens, ce qui a alimenté les rumeurs sur un possible changement dans la stratégie américaine envers le Golfe.
Contexte : Pourquoi l’Arabie saoudite et les États-Unis ne sont pas simplement « amis »
Pour comprendre l’ampleur de cette dispute, il faut revenir aux racines profondes de la relation bilatérale.
Depuis plus de 80 ans, l’Arabie saoudite et les États-Unis entretiennent une alliance stratégique fondée sur trois piliers :
- L’approvisionnement en pétrole : La Saudi Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde, est majoritairement contrôlée par l’État saoudien, mais les États-Unis ont toujours eu une influence considérable sur les marchés pétroliers.
- La sécurité régionale : Washington fournit à Riyad des armes coûteuses et des technologies militaires avancées, notamment dans le cadre de la guerre contre l’Iran.
- La lutte antiterroriste : Les deux parties s’accordent sur l’importance de contenir l’influence de groupes radicaux, bien que les méthodes divergent parfois.
Mais cette alliance n’est jamais simple. Sous Trump, la relation a connu des hauts et des bas marqués par des conflits d’intérêts économiques, des différends sur les droits de l’homme, et surtout, une rivalité croissante avec Israël.
Les Accords d’Abraham, initiés sous Trump en 2020, ont été perçus comme un triomphe de la politique « pro-israélienne » du président. Or, depuis son retour au pouvoir, Trump continue de les promouvoir, tout en adoptant une posture plus exigeante envers ses alliés traditionnels.
Qui sont les principaux acteurs ?
Donald Trump
Ancien président des États-Unis (2017–2021, 2025–aujourd’hui), Trump est connu pour sa rhétorique directe, ses alliances imprévisibles et son obsession pour la « victoire ». Il a toujours mis Israël au cœur de sa politique étrangère, et son appel à l’Arabie saoudite pour qu’elle rejoigne les Accords d’Abraham n’est pas une surprise.
Mohammed ben Salmane (MbS)
Nommé prince héritier en 2017, MbS a mené une réforme radicale en Arabie saoudite, notamment via Vision 2030, qui vise à diversifier l’économie du royaume. Cependant, sa gestion de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018 et de la crise du Yémen ont terni son image internationale.
Benjamin Netanyahu
Le Premier ministre israélien est un allié clé de Trump. Les deux hommes partagent une vision conservatrice, une hostilité à l’Iran et une conviction que la paix au Moyen-Orient passe par l’alliance avec Israël.
Conséquences immédiates : tensions diplomatiques et marchés financiers
Les déclarations de Trump ont immédiatement affecté les marchés financiers saoudiens. L’indice Tadawul All Share (TASI) a subi une baisse de 2,3 % en une seule séance, tandis que les actions de Saudi Aramco ont chuté de 1,8 %. Les analystes interrogés par Reuters estiment que ces mouvements reflètent une incertitude accrue quant à l’avenir des investissements américains dans le secteur énergétique saoudien.
Au niveau diplomatique, la réaction de Riyad a été mesurée mais ferme. Le ministre des Affaires étrangères saoudien, Faisal bin Farhan Al Saud, a déclaré lors d’une conférence de presse à Jeddah :