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Melvil Poupaud : "Je suis complètement réfractaire à l'intelligence artificielle. Je trouve ça carrément nocif"
L’acteur français revient sur ses idées en une interview exclusive pour Marie Claire, alors que son nouveau film Plus forts que le diable débarque en salles.
Par [Votre Nom], journaliste cinéma
Paris, 24 octobre 2024 – Melvil Poupaud, l’un des acteurs les plus discrets mais influents de la scène française depuis plus de vingt ans, est au centre des débats ces derniers jours. Non pas à cause d’un scoop sensationnaliste, mais parce qu’il a osé s’opposer publiquement à une tendance technologique en plein essor : l’intelligence artificielle. Dans une interview exclusive accordée à Marie Claire, l’acteur déclare être « complètement réfractaire à l’intelligence artificielle » et qualifie cette technologie de « carrément nocive ».
Cette remise en question courageuse intervient à un moment charnière de sa carrière, avec le sortir en salles ce mercredi de son dernier long-métrage, Plus forts que le diable, dans lequel il incarne un gangster malgré lui. Un rôle qui marque un tournant dans sa trajectoire dramaturgique, tout en soulignant son engagement constant envers l’authenticité et l’humanisme au cinéma.
L’acteur contre l’IA : un refus assumé
Dans son entretien avec Marie Claire, Melvil Poupaud ne se contente pas de formuler une opinion personnelle. Il développe une réflexion profonde sur les dangers potentiels de l’IA dans le domaine artistique. « J’ai toujours cru que le cinéma était avant tout une affaire humaine », explique-t-il. « Quand on voit ce qu’on peut faire avec l’IA — les deepfakes, les générations de visages ou de voix —, je ne peux m’empêcher de penser que c’est une menace pour l’âme du métier. »
Son refus ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs années, Poupaud observe avec inquiétude l’essor des outils numériques capables de reproduire fidèlement les performances d’acteurs sans leur consentement. « C’est une violation totale de la dignité artistique », insiste-t-il. « On parle de droits, de propriété intellectuelle, mais derrière, il y a une perte de sens. Si tout peut être simulé, pourquoi continuer à jouer ? »
Cette position place Poupaud dans une minorité parmi les professionnels du spectacle, certains ayant déjà exploré les possibilités offertes par l’IA. Mais pour lui, les risques l’emportent sur les bénéfices. « Je préfère rester fidèle à ma manière de travailler, avec mes camarades, dans l’immédiateté d’une prise de vue. Ce que l’IA fait, ce n’est pas créer, c’est copier. Et c’est là que je vois la fin d’une époque. »
Plus forts que le diable : un film qui parle de l’humain
Ce discours s’articule parfaitement avec la sortie de Plus forts que le diable, réalisé par Graham Guit. Dans ce thriller-comédie noire, Melvil Poupaud incarne Valentin, un homme fauché qui retrouve son fils après vingt ans d’absence. Sans le vouloir, il se retrouve impliqué dans une série d’événements absurdes qui plongent sa famille dans le chaos.
Le film, décrit comme « déjanté » par AlloCiné, mêle drame familial, comédie absurde et touches de poésie. Il est considéré comme l’un des films phares de la semaine, à côté de Un jour avec mon père et Love on Trial, selon les critiques de Le Point. Pour Poupaud, ce rôle représente une opportunité de redéfinir son image, souvent associée à l’introspection et la gravité.
« C’est un personnage très différent de ce à quoi on m’attend », confie-t-il. « Il est vulnérable, drôle, parfois ridicule. C’est exactement cela qu’il me plait : explorer les contradictions de l’humain. »
Le film a reçu des critiques mitigées, mais reconnaît la performance de Poupaud comme « intense » et « imprévisible ». Certains spectateurs ont salué sa capacité à allier humour noir et pathos, tandis que d’autres ont trouvé le scénario trop chaotique. Malgré cela, Plus forts que le diable devrait attirer un public large, notamment grâce à la présence d’acteurs connus comme Jean-Paul Roux et Mila.
Une carrière marquée par le choix
Melvil Poupaud, né en 1973 à Paris, est loin d’être un acteur de seconde zone. Il a débuté dans les années 1990 avec des rôles dans des films d’auteur comme La Ville des pirates et L’Amant, réalisés par Leos Carax et Tran Anh Hung. Depuis, il a travaillé avec des réalisateurs prestigieux tels que Xavier Dolan (Laurence Anyways), Xavier Beauvois (Les Lignes de Wellington) et François Ozon (Grâce à Dieu).
Sa nomination au César du meilleur acteur à deux reprises (pour Les Amants criminels et Grâce à Dieu) témoigne de son talent reconnu par les professionnels. Pourtant, contrairement à beaucoup de ses collègues, Poupaud refuse de se laisser envahir par les apparences médiatiques. Il vit discretement, évitant les ragots et les couvertures sensationnelles.
Sa vie privée, bien que parcourue de grandes histoires d’amour, est tenue à juste distance du show business. Il a été lié à plusieurs femmes célèbres, dont Georgina Tacou, avec qui il a eu une fille, Anne-Livia. Il est aussi père de deux autres enfants, dont celui avec la comédienne Marie Bunel.
Les enjeux culturels de la révolte contre l’IA
L’intervention de Melvil Poupaud sur l’IA n’est pas qu’une simple polémique personnelle. Elle s’inscrit dans un mouvement croissant d’artistes qui dénoncent la montée en puissance des technologies de deepfake et de synthèse vocale. Des collectifs comme Actors Equity ou des figures comme Viggo Mortensen ont déjà exprimé des inquiétudes similaires.
Selon des études récentes, plus de 60 % des acteurs américains craignent que l’IA nuise à leurs revenus futurs. En Europe, la Commission européenne travaille sur une législation encadrant l’utilisation des données biométriques dans les œuvres numériques. Mais pour Poupaud, la solution ne réside pas uniquement dans la régulation.
« On peut avoir des lois, mais si l’on continue à accepter que nos images soient utilisées sans consentement, on perd quelque chose de fondamental », argue-t-il. « Le cinéma est un art fragile. Il repose sur la confiance entre les acteurs, les réalisateurs, les spectateurs. Et l’IA
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