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Elisa Pilarski : le procès de son compagnon pour homicide involontaire s’ouvre à Soissons
Plus de six ans après la mort d’Élisa Pilarski, une jeune femme de 29 ans enceinte de six mois, assassinée par de multiples morsures canines dans la forêt de Retz (Aisne), le cœur de cette affaire tragique bat encore. Ce lundi 3 mars 2026, le tribunal correctionnel de Soissons ouvre les audiences du procès de Christophe Ellul, son ancien compagnon et propriétaire du pitbull nommé Curtis. Accusé d’homicide involontaire par agression d’un chien, il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Cette affaire a fait couler beaucoup d’encre depuis sa survenue en novembre 2019. Elle soulève des questions complexes autour de la responsabilité du maître face au comportement d’un animal, mais aussi de celui-ci vis-à-vis de son propre partenaire. Alors que certains parlent d’un accident inévitable, d’autres voient là un cas de négligence criminelle. Le déroulement du procès promet donc non seulement de répondre aux interrogations familiales, mais aussi de poser des jalons dans la manière dont la justice française traite les drames liés aux chiens agressifs.
Une tragédie qui a bouleversé un paysage rural
Le 16 novembre 2019, Élisa Pilarski, originaire du Béarn mais rattachée à l’Aisne, se rendait dans la forêt de Retz avec le chien de son compagnon, Curtis, un pitbull. L’objectif ? Un moment de nature, peut-être un peu d’exercice ou simplement une promenade tranquille. Mais ce qui devait être banal est devenu l’un des moments les plus sombres de notre histoire récente.
Selon les témoignages et les éléments recueillis par la police judiciaire, Élisa a été attaquée sans prévenir. Les images téléphoniques montrent qu’entre 13h09 et 13h11, elle a pris plusieurs photos de Curtis, puis, à 13h19, elle a appelé Christophe Ellul. C’est à partir de cet appel qu’a été lancée une enquête approfondie sur les circonstances entourant sa mort.
Les premiers rapports médicaux ont confirmé que les blessures avaient été causées par de graves morsures canines, suffisantes pour provoquer une hémorragie interne fatale. L’enfant qu’elle portait ne survécut pas non plus.
« Il n’y a pas eu de provocation. Le chien a foncé dessus comme si c’était une proie », a déclaré l’un des voisins interrogés durant l’enquête initiale.
Mais ce qui a alimenté la controverse juridique ultérieure, c’est la thèse avancée par la famille d’Élisa : non seulement le chien aurait agi librement, mais surtout son maître aurait créé un risque grave et imprudent.
Chronologie clé des faits
| Date | Événement |
|---|---|
| 16 novembre 2019 | Mort d’Élisa Pilarski dans la forêt de Retz après une agression canine. |
| Novembre 2019 – Janvier 2020 | Enquête menée par la gendarmerie de l’Aisne. Curtis identifié comme le chien responsable. |
| Février 2020 | Le parquet décide d’ouvrir une enquête préliminaire contre Christophe Ellul. |
| 2020–2024 | Phase d’instruction longue, marquée par des conflits entre les experts en comportement canin et les procureurs. |
| Mars 2026 | Ouverture officielle du procès de Christophe Ellul devant le tribunal correctionnel de Soissons. |
Durant ces années d’attente, plusieurs rapports d’experts ont circulé, certains estimant que le chien était malade mentalement ou souffrait de troubles anxieux, tandis que d’autres ont affirmé qu’il avait manifesté des signes d’agressivité antérieurs.

La forêt de Retz, site de la tragédie d’Élisa Pilarski, reste fermée aux promeneurs pendant l’enquête.
La responsabilité du maître : une question centrale
Dans le droit français, la responsabilité du propriétaire ou du gardien d’un animal est encadrée par l’article 1242 du Code civil. Celui-ci stipule que « celui qui a fait un dommage par l’action d’un animal qu’il possède ou garde est tenu de le réparer ». Toutefois, cette responsabilité est souvent nuancée selon les circonstances.
Dans le cas d’Élisa Pilarski, plusieurs éléments sont mis en avant :
- Curtis était un pitbull, une race souvent stigmatisée en France en raison de sa réputation potentiellement dangereuse.
- Selon les témoignages, le chien avait déjà montré des tendances agressives auparavant, bien que rien ne justifiait une interdiction formelle en raison des lois actuelles sur les races à risque.
- Élisa et Christophe partageaient une vie commune ; il est donc plausible qu’elle ait eu accès au chien régulièrement.
Le procureur de l’état civil de l’Aisne a affirmé, lors de la phase d’instruction :
« Il y a eu une absence totale de vigilance. Mettre une personne enceinte dans une situation où un chien puissant, dont on connaît les potentialités violentes, est présent, sans mesure de sécurité appropriée, relève du négligent. »
Cependant, l’avocat de la défense insiste sur le caractère imprévisible de l’animal. Selon lui, « même les meilleurs chiens peuvent devenir dangereux sans raison apparente ». Il demande donc l’absence de condamnation, invoquant le principe de non-criminalisation des accidents domestiques.
Réactions de la famille et mobilisation sociale
La mort d’Élisa Pilarski a touché profondément sa famille, composée principalement de parents vivant dans le sud-ouest de la France. Sa mère, Marie Pilarski, a été l’une des figures centrales de la campagne en faveur de la justice.
Elle a régulièrement intervenu dans les médias, exigeant des explications claires quant à la gestion du chien et à la suite logique de l’affaire. Dans un entretien accordé à Franceinfo, elle déclarait :
« Six ans passés, et nous attendons toujours des réponses. Pourquoi Curtis n’a-t-il pas été retiré plus tôt ? Pourquoi personne n’a-t-il protégé Élisa ? Elle était enceinte ! C’était sa future maman… »
Des associations de protection animale ont également exprimé leur indignation, soulignant que les lois sur les races à risque restent insuffisantes. Des groupes comme L214 ont pl
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