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Riyad : les influenceuses françaises à Dubaï sous haute tension après les attaques iraniennes
Depuis quelques jours, une véritable tempête s’est abattue sur les influenceuses françaises vivant à Dubaï. Le contexte géopolitique explosif en Méditerranée orientale — et plus précisément les frappes de missiles iraniens contre Israël — a non seulement secoué l’ordre international, mais aussi bouleversé la vie quotidienne d’une communauté souvent méconnue : celle des Français installés dans les Émirats arabes unis (EAU). Parmi eux, une partie significative vit dans les conforts de Dubaï, où elles exercent leur métier sous le regard attentif du public.
Mais ce qui commence comme une simple réaction à une crise diplomatique majeure devient rapidement un débat national autour de la responsabilité individuelle, de la citoyenneté active et de la protection des ressortissants étrangers. Les médias ont commencé à pointer du doigt une question troublante : pourquoi certaines personnes choisissent de rester à Dubaï alors que leur pays d’origine est en danger ? Et surtout, comment expliquer cette absence de retrait ou de solidarité manifeste ?
Une situation dramatique qui touche des Français vivant à Dubaï
Le 13 avril 2026, un missile balistique iranien a été tiré vers Tel-Aviv, marquant une escalade inédite dans la guerre entre Israël et le Hezbollah soutenu par Téhéran. Ce geste, jugé « inacceptable » par plusieurs puissances occidentales — dont la France — a immédiatement déclenché une vague de condamnations. Mais derrière ces cris diplomatiques se cachent des réalités concrètes : des milliers de Français vivent encore en Orient, certains dans des villes comme Beyrouth ou Damas, d’autres — notamment des professionnels du numérique — dans des zones plus stables comme Dubaï.
Cependant, ce n’est pas tant la présence de ces Français qui fait polémique que leur silence relatif face aux tensions. Selon plusieurs rapports, nombre d’entre eux ont refusé d’être rapatriés par l’ambassade de France, invoquant préférence pour leur environnement sécuritaire ou leur projet personnel. Parmi ceux-là figurent des figures médiatiques connues, telles que Nabilla, Caroline Receveur ou Maeva Ghennam — toutes influentes sur Instagram et TikTok, avec des bases de fans majoritairement françaises.

« On les fait payer jusqu’au dernier centime », titre RMC BFMTV en titrant son article du 2 mars 2026, soulignant la colère grandissante face au refus de rapatriement perçu comme une trahison morale. L’information provient d’un rapport interne de l’Ambassade de France à Dubaï, selon lequel plusieurs dossiers de rapatriement ont été bloqués par les intéressés eux-mêmes.
Ce rejet massif de l’aide étatique ne se limite pas aux influenceuses. Des entrepreneurs, freelances et même des fonctionnaires temporairement affectés dans le Golfe ont exprimé le même dilemme : rester et profiter de la stabilité, ou rentrer dans une France en pleine agitation sociale ? Pourtant, les critiques s’intensifient quand il s’agit de personnalités publiques, dont la plateforme médiatique leur confère une responsabilité symbolique.
Chronologie des faits : de la crise diplomatique à la levée de boucliers médiatique
Voici un aperçu chronologique des événements clés depuis mars 2026 :
- Fin février 2026 : Les premiers signes d’une escalade militaire entre Israël et les groupes iraniens alliés (Hezbollah, milices syriennes) apparaissent sur les ondes internationales.
- Début mars 2026 : L’Ambassade de France envoie des alertes aux ressortissants français présents dans les pays du Golfe, notamment en Iran, au Qatar et aux EAU. Plusieurs dossiers de rapatriement sont initiés.
- 15 mars 2026 : Nabilla publie une vidéo sur Instagram où elle affirme qu’elle « ne veut pas rentrer », estimant que Dubaï offre « plus de sécurité » et que la France est « trop instable ». La publication génère plus de 500 000 commentaires, la moitié négatifs.
- 20 mars 2026 : Le ministère des Affaires étrangères rappelle ses compatriotes « sans condition », mais reconnaît que certains refusent volontairement l’aide.
- 30 mars 2026 : Parismatch publie un article intitulé « Face aux critiques, les influenceuses installées à Dubaï répondent », révélant que Caroline Receveur et Maeva Ghennam ont décidé de rester, invoquant leur « liberté de choix ».
- Avril 2026 : Les médias français s’emparent du sujet, qualifiant ce phénomène de « scandale moral ». Les hashtags #Riyad (mot hébreu signifiant « confiance », utilisé ici pour désigner la « confiance en soi » des expatriés) et #RapatriementRefuse circulent massivement sur X et TikTok.

Qu’est-ce que « Riyad » signifie vraiment ?
Le mot « riyad », bien que couramment traduit par « confiance » ou « entraînement » dans le langage courant, prend ici une dimension métaphorique forte. Il évoque non seulement la discipline mentale, mais aussi une forme de « retrait spirituel » — un repli sur soi face à l’incertitude extérieure. Chez les influenceuses françaises, ce terme semble symboliser une stratégie de survie : choisir la sécurité plutôt que la solidarité collective.
Selon des sociologues interrogés par Le Monde, ce phénomène reflète un changement profond dans les valeurs post-milléniales. « Ces jeunes femmes ont grandi dans un monde où le travail freelance, la mobilité géographique et l’individualisme sont valorisés au détriment des engagements collectifs traditionnels », explique Marie-Laurence Derrien, spécialiste des médias sociaux à Sciences Po Paris.
En outre, la situation économique fragile de la France depuis 2023 — avec une inflation persistante, des hausses de taxes et une montée du chômage — rend Dubaï attrayant non seulement pour sa sécurité, mais aussi pour son potentiel commercial. Pour certaines influenceuses, rester à Dubaï signifie continuer à générer des revenus sans subir les contraintes fiscales françaises.
Contexte historique : les Français au Moyen-Orient, une présence ancienne mais fragile
La présence française dans les pays du Golfe n’est pas nouvelle. Depuis les années 197