paul amar
Failed to load visualization
La fortune colossale de Mojtaba Khamenei : entre pouvoir, mystère et controverses
Paris – Le Parisien, RTL.fr et Le Monde.fr – Depuis son élection en mars 2026 comme guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei a été au centre d’une attention sans précédent. Mais derrière le silence officiel sur son état de santé et la rapidité avec laquelle il a pris ses fonctions, se cache une autre réalité : celle d’une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Si cette richesse est bien documentée dans des rapports d’actualité fiables, elle soulève des questions cruciales sur les structures du pouvoir iranien, les mécanismes de corruption endémique et les inégalités criantes dans un pays déjà frappé par des sanctions internationales.
Un homme au cœur d’un mystère sanitaire
Depuis sa nomination officielle en mars 2026, Mojtaba Khamenei a disparu presque entièrement de la scène publique. Selon plusieurs sources fiables, dont RTL.fr, il aurait été « probablement défiguré », ce qui expliquerait son invisibilité prolongée. Bien que l’État iranien n’ait jamais confirmé ces allégations, le manque chronique de communication autour de sa santé a alimenté les rumeurs — tant sur sa capacité à gouverner qu’à conserver son emprise sur les sphères économiques clés du pays.
Ce silence stratégique contraste fortement avec les déclarations habituelles du Guide suprême. En effet, si la succession avait été planifiée avec soin — notamment via l'appointment de Mojtaba comme successeur légitime après le décès soudain de son père, Ali Khamenei —, elle a toutefois semblé accélérée, voire imprévisible. Les observateurs occidentaux ont donc interrogé sur la véritable nature de cette transition, notamment dans un contexte où les factions internes au régime cherchent chacune à renforcer leur influence.

Une fortune colossale issue de filières lucratives
Malgré (ou peut-être à cause de) son isolement, la fortune de Mojtaba Khamenei fait maintenant l’objet de rapports concrets. Selparisien.fr, dans un article daté du 13 mars 2026, affirme avoir identifié des sources bancaires et comptables permettant d’estimer ses biens à plus de 500 millions d’euros. Cette somme impressionnante provient principalement :
- De participations dans des entreprises privées contrôlées par des membres de sa famille,
- De revenus issus de sociétés offshore liées au trafic de denrées essentielles (comme le sucre ou l’essence),
- Et d’investissements stratégiques dans des secteurs sensibles comme l’armement, l’agroalimentaire et même le numérique.
Ces activités sont rendues possibles grâce à une combinaison de privilèges institutionnels, de corruption systémique et d’un réseau familial étendu — dont certains proches occupent des postes clés au sein des ministères ou des grandes entreprises étatiques. Selon des analystes économiques indépendants, cette concentration de richesses illustre à quel point le pouvoir iranien est intimement lié à l’économie privée, souvent manipulée pour servir les intérêts personnels du Guide.
« Ce n’est pas simplement une question de fortune personnelle, mais plutôt le reflet d’un système où le pouvoir devient capital », explique un expert en politique iranienne interrogé par Le Parisien.
Contexte historique : comment le pouvoir devient patrimoine
Pour comprendre pleinement cette situation, il faut remonter à la fondation de la République islamique en 1979. À l’époque, Ayatollah Khomeyni instaura un modèle politique où les dirigeants religieux et leurs proches bénéficiaient d’un accès privilégié aux ressources nationales. Ce phénomène, connu sous le nom de nezam-e ta’assob (le système clientéliste), s’est progressivement institutionnalisé.
Aujourd’hui, les familles des Guides suprêmes ne gouvernent plus seulement, elles possèdent aussi. Le cas de la famille Khamenei en est le parfait exemple. Pendant quarante ans, Ali Khamenei a accumulé une fortune estimée à plusieurs milliards de dollars, grâce notamment à des parts dans des entreprises comme Pars Oil Company ou Tabnak Gas Field — tous deux exploités par des sociétés liées à sa famille.
Mojtaba, son frère cadet, a suivi le même chemin. D’abord moins visible que son père, il a toutefois toujours joué un rôle discret mais influent dans les affaires économiques iraniennes. Sa montée en puissance en 2026 n’a donc pas surpris les observateurs informés : il était déjà perçu comme le bras droit de la dynastie au sein du système révolutionnaire.
Implications sociales et internationales
La richesse colossale de Mojtaba Khamenei ne se limite pas à une curiosité financière. Elle a des répercussions profondes sur la société iranienne, marquée par une inflation galopante, des pénuries récurrentes et un chômage élevé, particulièrement chez les jeunes diplômés.
Selon des ONG locales, les citoyens perçoivent cette opulence comme un signe flagrant d’hypocrisie morale, surtout alors que des manifestations sporadiques éclatent dans certaines villes contre la corrélation entre autorité religieuse et accumulation illégitime de richesses. Ces tensions sociales risquent de s’intensifier si elles ne sont pas abordées par des réformes structurelles — ce qui semble peu probable sous un régime hiérarchique où les intérêts économiques privés prime sur les besoins collectifs.
Sur la scène internationale, ces informations renforcent la condamnation des pays occidentaux envers l’Iran. Les États-Unis, l’UE et Israël ont déjà mis en garde contre « l’impunité des élites iraniennes ». Toute tentative diplomatique visant à relancer le programme nucléaire iranien sera dorénavant confrontée à une double pression : militaire et morale.
Perspectives futures : stabilité ou crise ?
Alors que Mojtaba Khamenei continue de dominer l’ombre, deux scénarios se dessinent :
-
Le statu quo : S’il reste longtemps absent, son absence physique pourrait être compensée par des représentants proches (notamment son fils Mahdi Khamenei, impliqué dans des affaires immobilières et financières). Dans ce cas, le pouvoir centralisera encore plus fortement autour de sa famille, marginalisant les factions modérées.
-
Une crise de succession : Si son état de santé empire, ou s’il décide de démissionner prématurément, le vide pourrait provoquer une guerre de clans au sommet du régime. Cela pourrait entraîner une instabilité politique grave, avec des conséquences dramatiques pour la population civile.
En attendant, les médias internationaux ne cess