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Opération « Résolution Absolue » : L’enlèvement de Maduro et la confrontation Trump-Venezuela
La semaine dernière, les relations déjà exécrables entre Washington et Caracas ont basculé dans une crise sans précédent. Ce que les analystes qualifient aujourd'hui d'opération « Résolution Absolue » (Absolute Resolve) a abouti à l'arrestation spectaculaire et l'exfiltration du président vénézuélien Nicolás Maduro. Cet événement, orchestré sous les ordres directs de l'administration Trump, marque une rupture violente dans le droit international et plonge la géopolitique latino-américaine dans une incertitude totale.
Une opération foudroyante
Selon les déclarations officielles et les rapports de renseignement, l'opération s'est déroulée avec une rapidité déconcertante. Dans la nuit de samedi à dimanche, des unités spéciales américaines ont donné l'assaut sur le Palais Présidentiel de Miraflores à Caracas. L'objectif était clair : neutraliser et capturer le président Maduro.
Donald Trump, n'ayant jamais caché son aversion pour le régime chaviste, a annoncé la nouvelle avec une fierté martiale. Dans un message posté sur Truth Social et relayé par ses proches collaborateurs, dont Marco Rubio et Pete Hegseth, le président américain a déclaré que Maduro était désormais « capturé et exfiltré ». La Maison-Blanche a rapidement diffusé des images, décrites par certains observateurs comme un véritable « montage vidéo de blockbuster », montrant l'arrestation et le transfert de l'ancien dirigeant vers New York.
Le silence gêné de l'Europe et la colère de Villepin
Si l'administration Trump célèbre cette victoire, la réaction internationale est, elle, beaucoup plus divisée. La France, traditionnellement critique envers le régime de Caracas, semble prise au piège diplomatique. Emmanuel Macron, surpris par l'ampleur de l'action militaire américaine, a appelé à la retenue, jugeant nécessaire un retour au dialogue politique.
Cette posture a immédiatement été vivement critiquée par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Dans une intervention remarquée rapportée par BFMTV, ce dernier a fustigé la réaction jugée molle de l'Élysée. Il a qualifié l'attitude du président français de « aveugle, inconsciente et irresponsable », estimant que face à une violation aussi flagrante de la souveraineté d'un État membre de l'ONU, l'Europe devait condamner fermement l'agression américaine plutôt que de plaider pour un dialogue qui n'a plus de sens dans ce contexte.
L'après-Maduro : Menaces et contrôle pétrolier
La capture de Nicolás Maduro ne semble être que la première étape d'un plan plus vaste. Immédiatement après l'arrestation, un vide du pouvoir s'est créé à Caracas. La garde présidentielle et l'armée vénézuélienne ont rapidement désigné Delcy Rodriguez, une figure de proue du chavisme, comme présidente par intérim.
Cependant, Donald Trump a immédiatement prévenu la nouvelle dirigeante qu'elle marchait sur un fil. Dans une interview téléphonique jugée « sidérante » par Le Monde, Trump a menacé Delcy Rodriguez, affirmant qu'elle « paierait plus cher que Maduro » si elle ne « faisait pas ce qu'il faut ». Cette formulation vague mais menaçante suggère que Washington attend une soumission totale ou un changement de régime immédiat.
Derrière cette posture guerrière se cache un objectif économique bien identifié : le pétrole. Les sources proches de l'administration Trump ne cachent pas leurs ambitions. Il s'agit pour les États-Unis de « récupérer » et d'exploiter les immenses ressources pétrolières du Venezuela, longtemps sous le contrôle de l'État ou de compagnies alliées à la Russie et à la Chine.
Contexte : Une escalade prévisible ?
Pour comprendre cet événement, il faut remonter quelques mois en arrière. La tension ne date pas d'hier. Déjà, fin 2023, Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres et fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes sous prétexte de lutter contre le narcotrafic. Les relations diplomatiques étaient rompues et les sanctions économiques, extrêmement lourdes.
Les experts s'accordent à dire que le Venezuela est devenu un symbole de la politique étrangère de Trump. Pour sa base électorale, renverser Maduro représente la démonstration d'une Amérique forte, capable d'imposer son ordre là où les administrations précédentes ont échoué. L'opération « Absolute Resolve » est donc autant une action militaire qu'un message politique envoyé aux adversaires de Washington.
Impacts immédiats et troubles
Les conséquences de cette opération se font sentir immédiatement sur plusieurs plans :
- Géopolitique : Les États-Unis prennent de fait le contrôle du Venezuela, ou du moins d'une partie de son appareil d'État. La légitimité de Delcy Rodriguez est contestée par une partie de la communauté internationale, tandis que d'autres pays, inquiets de l'impérialisme américain, pourraient se rapprocher de la Russie ou de la Chine.
- Social et Protestations : L'enlèvement d'un chef d'État élu, même contesté, a provoqué des sursauts de colère. Des manifestations ont été signalées non seulement à Caracas, mais aussi dans des capitales européennes comme Amsterdam et Madrid, où des groupes pro-Vénézuéliens dénoncent ce qu'ils appellent une « agression impérialiste ».
- Économique : L'incertitude sur le devenir des champs pétroliers vénézuéliens a déjà fait fluctuer les cours du baril. Les investisseurs attendent de savoir si les contrats en cours seront respectés ou s'ils seront saisis par des compagnies américaines.
Une zone grise juridique
L'un des aspects les plus débattus de cette crise est la légalité de l'opération. L'enlèvement d'un chef d'État en dehors d'une déclaration de guerre formelle est un acte inédit dans l'histoire moderne. Le gouvernement vénézuélien en exil (si tant est qu'il en reste un actif) et les juristes internationaux s'interrogent : s'agit-il d'une arrestation pour narcotrafic (Maduro étant déjà inculpé aux USA) ou d'un coup d'État militaire ?
La Maison-Blanche, elle, ne s'encombre pas de ces subtilités juridiques. En qualifiant l'acte de « succès majeur », elle impose un fait accompli. L'administration Trump mise sur la rapidité des événements pour que le monde se retrouve face à une nouvelle réalité géopolitique : un Venezuela dirigé, de près ou de loin, par Washington.
Perspectives d'avenir
Que réserve l'avenir au peuple vénézuélien et à la région ?
- La résistance : L'armée vénézuélienne reste un acteur clé. Si aujourd'hui elle semble avoir laissé faire ou même soutenu le passage de pouvoir à Delcy Rodriguez, la loyauté des officiers subalternes face à une présence militaire américaine directe reste incertaine. Une insurrection populaire armée n'est pas à exclure.
- La diplomatie du pétrole : Trump a clairement indiqué qu'il souhaitait gérer le pétrole vénézuélien. Le risque est de voir le pays transformé en protectorat économique, au mépris des besoins de la population locale.
- Les réactions internationales : L'ONU est probablement appelée à se
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